Thérapie Brève 44

Maryse Dubois – Accompagnement thérapeutique

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L’EMOTION

L’EMOTION

Elle court, elle court l’émotion,

Elle est passée par ici

Elle repassera par là.

 

Elle court, elle court l’émotion, 

Elle qui rien ne négocie,

Elle vous transformera

 

Elle court, elle court l’émotion,

Tantôt comme un courant froid,

Tantôt comme un courant chaud.

 

Elle court, elle court l’émotion,

Surtout ne vous y trompez pas

Jamais elle ne vous quittera.

 

Elle court, elle court l’émotion,

Tantôt triste, tantôt gaie,

Votre ennemie ? Non, votre amie.

 

Elle court, elle court l’émotion,

Acceptez là comme elle est,

Et surtout laissez la s’exprimer !

Maryse Dubois

Texte publié en 2007

Maux du corps et mots du coeur – Extrait de ma conférence du 28 02 2016

MAUX DU CORPS ET MOTS DU COEUR

Extrait de ma conférence donnée à Gorges le 28 02 2016 dans le cadre des

RENCONTRES BIEN ETRE – RESSOURCEZ-VOUS

Comment aller mieux en étant à l’écoute de son corps et en le libérant par le ressenti verbalisé ?

L’approche que j’utilise dans l’accompagnement prend en compte la globalité de l’individu. Elle s’intéresse au ressenti de la personne, l’expression de ses émotions par rapport aux maux de son corps, à ses difficultés de vie, exprimés par des symptômes.

Ce qui est important réside dans l’écoute du symptôme, de découvrir la façon dont est structurée la personne, comment elle raconte son histoire.

Cette thérapie est issue du biodécodage*, ce qui se manifeste au niveau de notre corps a un sens biologique. Nous sommes constitués d’un ensemble d’organes qui essaie de satisfaire ses fonctions et si cela n’est pas satisfait alors le corps fait un symptôme trouvant ainsi une solution.

Par exemple : une personne apprenant son licenciement pourra réagir de différentes façons,

à savoir :

Si elle vit cette annonce comme une injustice, une saloperie (tonalité du conflit du côlon – sa fonction élaboration et élimination des déchets -matières fécales…) alors son côlon mettra en place une réaction.

Si elle la vit en terme de manque d’argent c’est le foie (une de ses fonctions : mise en réserve énergétique…) d’où conflit de manque, cet organe pourrait être touché.

Lors d’événements émotionnels survient une réaction biologique non satisfaite et la personne va tester inconsciemment le monde extérieur à l’intérieur d’elle de manière biologique.

L’origine de l’entrée en maladie est un événement dramatique précis, appelé biochoc, vécu (ou en mémoire corporelle – transgénérationnel) dans l’isolement, sans solution avec impossibilité d’exprimer, de verbaliser.

Voici le cas de M. Prunier, venu me consulter, qui est allergique aux cyprès et platanes et qui vit dans le midi de la France. Ses symptômes sont les suivants : les yeux sont irrités, piquent, larmoyants, le nez qui coule ou qui est bouché par moment, des salves d’éternuements. Il s’exprime ainsi : “le cyprès cela me fait penser à un rempart de montagne, je me sens étriqué, contraire à mon imagination. Ce qui m’irrite est en liaison avec la terre craquelée, les entrées de route bordées de cyprès et de platanes qui longent les serres lors des balades effectuées avec mes parents, les dimanches après-midis. C’est morne..” .

Ces balades lui étaient imposées alors qu’il aurait préféré faire autre chose. Il va progressivement s’exprimer sur ce qu’il a ressenti lorsqu’il était enfant et réaliser que les arbres ne sont pas coupables de son mal être. En lui demandant quel est son arbre préféré il me répond : “un gros gros hêtre” et à ce moment là surgit une émotion puis il prend conscience de l’origine de son conflit, son besoin d’ETRE lui même.

Cet exemple illustre bien l’importance d’accueillir nos émotions, d’accepter d’avoir un ressenti, de comprendre nos peurs et de les exprimer. Tout ce qui n’est pas exprimé s’imprime… Nos organes essaient de satisfaire leurs fonctions par rapport à nos besoins et si cela n’est pas rendu possible alors nous faisons un symptôme. C’est ce qui est appelé la logique du symptôme**.

*Christian FLECHE – créateur du décodage biologique – Directeur de l’Ecole Française et Internationale – Mon corps pour me guérir – Décodage biologique des maladies…

** La logique du symptôme – ouvrage de L. DAILLIE

Traitement d’une allergie en psycho-bio-thérapie

Exemple de traitement d’une allergie en psycho-bio-thérapie

Quelle est la spécificité du décodage biologique lors d’une consultation chez un accompagnant en psycho-bio-thérapie ?

Le thérapeute recherche avec le consultant l’événement, mais surtout la façon dont il a été intimement vécu, qui est à l’origine de ce qui perturbe la personne.
Parmi les multiples façons de procéder, celle choisie dans cet exemple consiste à faire revivre au consultant le «drame*» à partir du ressenti lié au symptôme.
*ressenti en tant que tel au moment de l’événement
Le consultant doté d’une sensibilité de poète évoque spontanément une scène dans laquelle les arbres sont autant de personnages sur lesquels il pourra projeter différentes facettes de sa personnalité et sentiments impliqués dans son « entrée en maladie»

Pour information  voici l’étymologie du mot ALLERGIE
du grec Allos (autre) et Ergon (réaction)
Elle peut être interprétée comme une soumission impuissante à l’action des autres.

Pour le décodage biologique, l’allergie est ….
le conflit du souvenir d’un événement planté dans son décor, mettant en place une réponse de défense du système immunitaire de la personne concernée et qui va être à l’origine des réactions allergiques.

Physiologiquement :
C’est une réponse de défense du système immunitaire de l’organisme qui mis en contact avec une substance étrangère (allergène) fabrique des anticorps. Ceux-ci vont se fixer sur des globules blancs (ou lymphocytes) situés dans la peau et les muqueuses et contenant de l’histamine à l’origine des réactions allergiques.

Etranges coïncidences relevées mais n’intervenant pas dans le cadre de la thérapie :
voici les personnages de cette histoire vraie, vécue en 2011 – les noms (patient, lieux) sont « traduits » afin de respecter l’anonymat du patient tout en en gardant l’esprit (les jeux de mots) :

Mr PRUNIER Edouard : le consultant, né à la Clinique des Platanes et enseignant (en littérature) au lycée Clos des Pins…
Mme DUBOIS Maryse «T» : la thérapeute
L’arbre : le Cyprès

Le consultant vient pour une ALLERGIE au «CYPRES» (arbre poussant surtout dans le Midi de la France et planté notamment en bordure des cimetières) et «PLATANES».

Le principe de cette séance consiste, pour le thérapeute, à accompagner le sujet afin qu’il puisse accéder à ses ressources intérieures. Mis en contact avec ses sensations physiques et ses émotions associées au souvenir du drame, le sujet va pouvoir s’exprimer pour se libérer de ses symptômes. Cette recherche permettra de trouver des conflits «déclenchants» et un conflit «programmant» du symptôme ou de la problématique.

Mr PRUNIER assis de profil à Mme DUBOIS Maryse assise également.

La thérapeute (T) : «Je vous écoute»

Mr PRUNIER : « J’ai une allergie importante, depuis 3 ans, surtout au mois de mai, j’ai une sensibilité au pollen et au foin depuis l’âge de 35 ans. J’étais une larve après une crise avec les platanes et les cyprès, les graines volaient près de moi. Cette année, les spores sont partis avec un mois et demi d’avance (germination en plein cœur de l’hiver) m’a confié l’allergologue que j’ai consultée. Depuis mon enfance, je n’ai jamais aimé cet arbre, ni son arôme, ni sa forme, cela me fait penser à un rempart de montagne ».

T : « Quels sont vos symptômes ?»

Mr PRUNIER : « éternuements, les yeux qui piquent, douleur au niveau du palais, de la gorge, le nez qui coule et qui se bouche. C’est familial… terrain allergique, notamment mon père, c’est verrouillé. 
C’est compliqué… C’est comme une barrière, un barrage étriqué. »

T : « Quel est l’objectif, le motif, de votre consultation ? » :
Mr PRUNIER : «bien respirer, avoir les idées claires »

T : «  Installez vous confortablement et inspirez/expirez plusieurs fois de suite afin d’être le plus détendu possible. Maintenant, je vous suggère d’être en contact avec votre allergie et de me dire ce que vous ressentez»

Mr PRUNIER : «Ce qui m’irrite… C’est un peu morne… C’est en liaison avec la terre craquelée, la grisaille, les entrées de route. Les cyprès se trouvent sur des petites routes qui longent les serres. C’était cela les dimanches après-midi : on ne sait pas trop où on va, c’est morne, c’est gris. Ce n’est pas comme les ifs*, ce n’est pas agréable à voir, les aiguilles, les pommes de cyprès.»
* l’if étant un arbre ressemblant au cyprès

: «je vous propose de visualiser la scène au cours de laquelle vous êtes en contact avec ce ressenti et d’y entrer»

Le patient puise dans ses souvenirs et se représente la scène vécue il y a des années.

Mr PRUNIER : «Cela se passe à la campagne dans une région du Sud de la France, à gauche, se trouvent les cyprès et derrière les serres. Je voudrais faire tant de choses !… Pas quelque chose de morne. Le cyprès clôt un terrain, ça me rase… Envie d’un horizon dégagé, d’une impression de liberté» 

T : « Quel âge avez-vous, à ce moment là? »

Mr PRUNIER : « J’ai entre 8 et 12 ans. Je suis avec mes parents en voiture, à la compagne, pour prendre l’air, je me sens frustré avec les interdictions : «ne marche pas là » me dit mon père. C’est rasoir. Parfois cela finit plus tôt que prévu, on prend un chemin, pas celui que j’aurais cru.»
En aparté : «Je connais la symbolique attribuée au cyprès, c’est la mort, ce n’est pas grave, l’arbre n’est pas coupable, mais sur la tête, il est tout pointu.
On ne peut pas s’amuser, on ne peut pas monter dans l’arbre comme on peut le faire avec d’autres arbres, il n’est pas généreux, il part en pointe. J’aimerais tellement qu’il y ait d’autres arbres au cours de notre promenade !».

T : « Quelles sont vos sensations physiques, là, tout de suite ?»

Mr PRUNIER : « J’ai le nez bouché, c’est un peu angoissant, rien n’arrive, c’est dû à l’entêtement. Le cyprès n’est pas méchant. Il ne me fait pas rêver, sa forme, son tronc, ses aiguilles »
Il fait mine de s’approcher du cyprès imaginé… :
«je sens de la sérénité, je me dis peut être qu’il me voit. J’en ai pas peur… Ma foi ce n’est rien, j’ai réussi à me rapprocher à environ 1,50 m ! Je le vois plus large… Il est bon garçon, pas agressif, il est d’une étrangeté légère, je l’observe, il n’est pas hostile. On dirait qu’il est sur le qui vive, on va pouvoir faire connaissance…» S’adressant au cyprès : « Je t’ai ignoré pendant 40 ans»

T : «Vous pouvez vous adresser directement à cet arbre, si vous le voulez, ou écouter ce qu’il vous dit»
Le patient interprète, alors, tout haut un dialogue qu’il imagine entre lui et l’arbre :

le Cyprès : «je suis quelqu’un de simple, approche, je n’ai rien à te cacher»

MR PRUNIER : «j’ai le nez dessus à 5/10 cm, il est assez accueillant, odoriférant»

le Cyprès : «tu vois que je suis quelqu’un d’extrêmement inoffensif, sans histoire, tu peux rester là le temps que tu veux»

T : «Comment vous sentez-vous ?»

Mr PRUNIER :«Je me sens un peu mieux, la peau décrispée, je commence à sentir quelque chose, c’est agréable. C’est un arôme que je n’ai pas recherché, je l’avais occulté»
s’adressant à l’arbre : «cela m’intéresse, pour vous apprivoiser et… Peut être moi-même»

T : «Que ressentez-vous ?»

Mr PRUNIER : « Un peu encombré, il y a un petit canal qui dégage les sinus»
Puis semblant visuellement toucher le cyprès….
«Le tronc n’est pas lisse, c’est comme la main calleuse d’un vieil ami, une personne que je connaissais très peu, il est dommage qu’on se découvre si tard… Mais nous allons devoir faire connaissance»

le Cyprès : «Il ne faut pas seulement s’intéresser à ce qu’il y a de près moi aussi j’ai de l’intérêt»

T : «Comment vous sentez-vous ?»
Mr PRUNIER : «Un peu de toux, je me sens moins tendu, plus détendu. Il y a des restes, des petits restes, comme après une tourmente… De quoi le futur proche va être fait ? »

Mr PRUNIER considérant le cyprès : «Il est très laconique, il y a du mystère, c’est très beau. Il est sur le qui vive, épaisseur de l’être dont on ne peut faire le tour : cela me fait penser à des personnes que j’ai du mal à cerner : cela m’irrite et m’intéresse. Je ne suis pas forcément ce qu’elles croient, elles se mentent, sont devant un paravent. Il y a trop de mystère conduisant à des malentendus… C’est comme une brume opaque de leur part.»
le Cyprès : «Tu te sens mystérieux, à ta guise, je t’écoute»

Mr PRUNIER : «C’est à moi de me découvrir, je suis un peu fier. C’est bête, on perd du temps, il faut enlever un petit peu de tissus. On joue à cache cache avec les gens»

T : «Que ressentez-vous ?»

Mr PRUNIER : «J’ai la narine gauche libérée, je ressens une légère migraine. Je me suis avoué deux ou trois choses : je ne suis pas aussi indispensable que je ne veux le dire, les cyprès sont austères pour autant ils ne font pas une tête d’enterrement. »

T : «Quel arbre vous plaît-il ?»

Mr PRUNIER : « Je ne sais pas… Il y a en différents» puis réfléchissant, s’exclame :
«Mais un GROS GROS HETRE.. (Il réalise : «ETRE» et son visage s’illumine.
… avec qui je me sens protégé, enveloppé, dans une chair moelleuse.

T : «Quelles sensations à présent ?»

Mr PRUNIER : « Les narines se décongestionnent, plus de symptômes particuliers. Le cyprès est docile. »,
Il se lève et entoure symboliquement le cyprès de ses bras, tout va bien.

Vérification du changement opéré chez le patient sur sa réaction allergique :

: « Je vais vous faire respirer une huile essentielle de cyprès **, si vous le voulez bien »

Mr PRUNIER : «Oui. (…) C’est agréable, ça ne me fait rien de particulier. Je respire bien ! »
(objectif atteint)

Quelques jours plus tard, au téléphone, Mr PRUNIER (évoquant cette séance) me dit «c’est un MIRACLE !» et qu’il va très bien que les symptômes ont disparu. Un an plus tard au printemps, l’allergie ne s’est plus manifestée.

** Cette huile essentielle est obtenue par la distillation à la vapeur d’eau des rameaux de cyprès ; il faut savoir qu’une personne allergique à une plante aromatique, peut l’être aussi à l’huile essentielle : molécule aromatique très puissante.

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